L’être humain a cela de particulier qu’il ne sait vivre qu’en société, mêlé à plusieurs communautés, s’enrichissant de la présence de ses congénères aux alentours. C’est une vérité qui s’est illustrée toujours progressivement au fil des siècles, jusqu’à atteindre un point de non-retour lors du siècle dernier.

À l’heure d’aujourd’hui, il dépend essentiellement de son image auprès des autres : rien ne lui est plus essentiel que de la soigner, la peaufiner, pour se rendre toujours plus parfait auprès de ceux qui le fréquentent. Ce fait de société a eu le souci d’engendrer de nombreuses dérives, mais demeure néanmoins un sujet passionnant d’un point de vue sociologique. Plusieurs phénomènes en ont découlé au fil du temps, et parmi eux, l’effet Streisand.

En quoi cela peut-il impacter une réputation en ligne ?

La réputation, en ligne et ailleurs, tient principalement à deux faits : les avis de ceux ayant fréquenté une institution, ou une entité, et aux médias. Ces derniers représentent un pouvoir majeur : ainsi, s’attirer une mauvaise publicité, être la cible d’un effet de masse d’une ampleur démesurée, peut entraîner une importante chute de réputation. On préférera sans nul doute s’adresser à une société sans aucune bavure dans la presse qu’à une société dont les erreurs sont affichées en gros sur plusieurs dizaines de sites d’informations !

C’est une vérité qu’ont dû affronter plusieurs marques en ligne, après de nombreux scandales ayant suscité un écho majeur sur le Net. Par exemple, en décembre 2014, lors de la sortie du film « L’Interview qui Tue ! », racontant l’entrevue entre un journaliste et un dictateur très semblable à celui au sommet de la Corée du Nord, l’oeuvre a été censurée par ce même pays. Cela a eu pour effet de créer un fort engouement du public à l’égard de ce film, qui a reçu énormément de public en très peu de temps après la révélation faite dans les médias de la censure.

L’idée même de vouloir censurer une information, en la cachant ou en refusant plus simplement de la divulguer auprès des masses, peut entraîner d’immenses effets négatifs impactant fortement l’e-réputation et le SEO d’une entité. Il s’agit d’un simple effet découlant purement de l’envie des foules d’avoir accès à chaque information, qui entraînera une forte indignation face à un refus de partager l’ensemble des données disponibles. C’est donc un phénomène à ne pas négliger ! Il peut entraîner de profondes brèches dans la réputation d’une personne ou d’une société et les rendre ainsi beaucoup moins populaires auprès du grand public.

À quoi faut-il faire attention pour protéger votre e-réputation ?

À une ère aussi médiatique que la nôtre, l’e-réputation est un élément essentiel pour mener une vie correcte. C’est la première chose à laquelle seront confrontés de potentiels partenaires, et celle qu’il faut le plus entretenir. Grâce aux conseils que vous aura prodigués cet article du Net Offensive Blog, vous aurez désormais toutes les clefs en main pour appréhender l’effet Streisand, en limiter l’effet sur votre activité et préserver votre réputation en ligne.

Outre le conseil basique et somme toute assez plat du style « Pensez comme les autres et ne permettez aucun écart », il convient d’aller plus loin. Il est nécessaire, à une ère aussi technologique que la nôtre, d’adopter une transparence absolue ; une mesure assez compliquée à toujours tenir. En cas de scandale, il faut limiter la propagation au maximum sans monter au créneau : il conviendra davantage d’obtenir une réconciliation entre les deux partis, sans demander le silence d’un côté ou de l’autre. La conciliation est importante et nécessaire : en négociant de façon correcte, on peut réduire l’impact d’un côté comme de l’autre.

Si le scandale a déjà fuité, le premier geste à faire est de présenter des excuses aux personnes ayant pu se sentir agressées. Nier un fait ne servira à rien d’autre qu’à entraîner une plus grande indignation du côté des foules. En reconnaissant ses torts, une société ou une célébrité montre qu’elle est prête à faire des efforts afin que tout se passe au mieux à l’avenir ; ce genre d’action entraîne très généralement des réactions plus positives du côté du grand public. L’essentiel, avant toute chose, est d’éviter le conflit et les grands éclats : combiner cette devise avec l’adoption d’une transparence aussi complète que possible préservera au maximum votre e-réputation.

Le phénomène de l’effet Streisand, dans les années 2010, est plus prégnant et public que jamais : de nombreuses célébrités et entreprises en ont fait les frais, à l’image de Beyoncé (victime d’images peu flatteuses, ayant demandé leur suppression avant leur partage en masse sur les réseaux sociaux), EDF (après leur plainte face à des militants écologistes ayant escaladé leurs cheminées, puis ayant cédé face à la pression des réseaux sociaux) ou encore plus récemment, Gad Elmaleh, qui a accusé un compte de partager de fausses accusations de plagiat à son sujet. Cette accusation a entraîné un partage immense desdites accusations, et une immense brèche dans sa réputation.

L’effet Streisand, c’est quoi ?

Sous le nom d’une actrice et chanteuse internationalement connue, l’effet Streisand désigne un phénomène né dans les années 2000. Ce phénomène a lieu lorsqu’une personne, dont la présence médiatique est importante et peut représenter une part faramineuse de son métier, est victime d’une divulgation d’informations potentiellement très nocives.

Il peut s’agir de médias volés et dévoilés dans la grande presse, de courriels privés mis au grand jour, ou en règle générale de toute publication nuisant à un individu. Alors que cette même personne souhaitera obtenir la suppression de ces informations, par un biais judiciaire par exemple, cette poursuite engendrera un grand effet d’intérêt auprès de la foule, entraînant un engouement fort pour ces publications, les rendant alors beaucoup plus visibles.

Il s’agit donc d’un effet pervers. En essayant ainsi de lutter face à une mauvaise image donnée de soi, on entraîne une plus grande portée médiatique pour cette même image, donnant ainsi une plus grande ampleur à la négativité diffusée par les informations. Cela peut facilement ébranler l’image d’une marque, d’une célébrité, ou plus simplement de toute entité susceptible de souffrir d’un biais négatif par la suite.

Quel est le rapport avec Barbara Streisand ?

Si à première vue il est compliqué d’associer la star à cet effet pervers, c’est bel et bien elle qui est à l’origine de l’expression. En 2003, alors qu’une photographie aérienne est prise sans autorisation de la propriété privée de la chanteuse, elle tente d’en stopper la propagation dans les médias par une poursuite judiciaire. Cela entraîne l’effet inverse !

Effectivement, l’affaire prend une telle ampleur que la photographie est bien plus visionnée qu’elle ne l’était initialement, entraînant de nombreuses visites de particuliers sur les lieux (près de 420.000 seulement le mois suivant !). Il s’agit là de l’exemple type de ce phénomène ; en tentant de protéger son intimité, elle se retrouve finalement bien plus exposée qu’elle ne l’aurait sans doute été en temps normal.

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