Cet article a déjà 6 mois. Les informations que vous y trouverez seront probablement d'une grande aide, cependant, on n'est jamais à l'abri de certains passages obsolètes. Vous êtes prévenu, bises.

Pour être franc, le titre de cet article devait être celui-ci :

Douze raisons de démarrer la création de son site corporate sur base d’un thème premium plutôt que de vouloir faire du « sur mesure » avec un simple thème gratuit, un « starter theme » ou un thème par défaut de WordPress genre TwentySixteen – Pfiou !

Et puis je me suis dit que ce titre manquait un peu de punch et qu’il était un peu trop long, alors j’ai adapté le truc. 😀

Évidemment que le sur mesure, c’est cool. Par contre, ce choix ne convient pas à tous les projets et encore moins à toutes les bourses. Il faudrait pouvoir l’accepter et arrêter de cracher à la gueule des architectes, bordel ! 😀

Dans notre agence, on nous pose souvent ce genre de question :

« Euh, vous allez utiliser un thème ? Parce que moi, je ne veux pas d’un site comme tout le monde ! »

En tant que développeurs, nous sommes parfois confrontés à des prospects qui ont fait leurs petites recherches et ont déjà leurs aprioris sur l’une ou l’autre technique.

Ils commencent par envoyer leur cahier des charges, ils demandent un devis et ensuite, ils creusent, ils creusent, et critiquent les solutions qui leur sont proposées pour leur budget (lisez aussi mon article sur le budget web).

m-lexpert

Monsieur L’Expert peut carrément s’opposer à l’utilisation d’un CMS en particulier. J’ai été invité sur WP Marmite où j’expliquais pourquoi je choisis WordPress pour 90% des projets (lire l’article sur : WP Marmite).

Ces prospects « je sais tout » peuvent aussi s’opposer à l’utilisation d’un « template graphique » comme base pour leur site Web, et ce à cause d’idées reçues plus ou moins erronées.

C’est fou le nombre de prospects qui peuvent s’opposer aux choix techniques qu’on leur préconise, simplement parce qu’ils ont « entendu dire que… ». Le voisin informaticien qui s’y connait n’est jamais loin. 🙂

Et je ne vous parle pas des confrères !

D’un côté vous avez les développeurs puristes : avec eux, les angles font 90° et pas 90,01°. WordPress, c’est de la merde, le code n’est pas exactement optimisé comme il faudrait. Les mecs sont idéalistes. Par contre, ils n’ont pas conscience de l’aspect « rentabilité d’une petite agence », faut croire.

De l’autre vous avez les vieux développeurs : pendant que tu jouais à Out Run sur ta Sega Master System, les mecs codaient déjà en BASIC. Ceux-là ils sont trop accrochés à leurs vieilles techniques, on ne les sauvera plus. Pour vider la corbeille de leur ordinateur, ils lancent une commande dans le Terminal, c’est plus efficace.

Ces extrémistes du code, ils disent qu’utiliser un thème premium, c’est le mal !

Tiens. J'ai souligné les mots juste au dessus avec une balise juste pour les faire chier.

Tiens. J’ai souligné les mots juste au-dessus avec une balise <u> rien que pour les faire chier.

Tu as inspecté le code ? 😀

Bah ! Tous les goûts sont dans la nature, hein. Tant mieux. Finalement, le principal est d’accepter aussi les points de vue des uns et des autres. Si vous n’avez vraiment rien d’autre à foutre aujourd’hui, allez lire ça, c’est du grand WebRankInfo !

Les vieilles habitudes ont la vie dure. C’est comme ça.

Dans tous les cas, lorsque je lis des choses avec lesquelles je ne suis pas d’accord, ça me donne envie d’écrire des articles un peu marrants. Ça m’arrange.

Trêve de blablas.

Avant de commencer, petites précisions…

  1. Mon but avec cet article est de dire que « oui », n’en déplaise à certains, il y a des avantages à choisir un thème premium pour son site corporate.
  2. Pour illustrer mes propos et donner un cadre à ce qu’on appelle ici « un thème premium », je vais régulièrement citer les thèmes Divi et Avada. Je prends simplement ces thèmes en exemple parce que l’un fait beaucoup l’actualité en ce moment et l’autre est un best-seller ThemeForest. Rien de subliminal là-dedans.
  3. Je ne me suis pas emmerdé à lister les inconvénients des thèmes premiums. Ça fera l’objet d’un futur article.
    Euh… Quoi que ? Non. Je préfère inviter les rageux à me faire la liste ci-dessous en commentaires. Bienvenue ! 😀

 

12 raisons d’opter pour un thème premium

C’est parti !

1 – Le thème premium est personnalisable comme un autre

À l’instar du « starter theme » ou d’un thème dépouillé comme « Twenty Sixteen », graphiquement, le thème premium est entièrement personnalisable, facilement, grâce au fichier functions.php, grâce à l’utilisation judicieuse du système de « child theme » et au CSS que vous prendrez soin d’externaliser.

Sans compter les options disponibles dans votre interface d’administration, plus ou moins nombreuses, qui vous permettront déjà de personnaliser grandement votre thème sans connaissance du code.

2 – Le thème premium rend la réalisation plus accessible

Si vous désirez créer votre site vous même et que vous n’êtes pas développeur, un bon thème WordPress vous rendra la tâche accessible.

Il est illusoire de penser que vous pourriez apprendre à développer correctement sous WordPress en moins de 2 semaines, faut pas déconner.

3 – Le thème premium n’est pas très cher

En regard du temps que cela vous coûterait de développer quelque chose de similaire vous même et du temps que la team de développeurs a passé (et passera encore) sur votre thème, franchement, entre 50€ et 300€ pour un thème de qualité, c’est que dalle !

4 – Le thème premium inclut un « support »

En payant pour obtenir un thème premium, vous bénéficierez d’un certains niveau de support technique de la part de la team, par exemple sous forme de documentation consultable en ligne, de forum de discussion ou via « tickets support ».

Avec un thème gratuit, souvent, il n’y aura même pas de documentation. Si vous rencontrez un problème, n’espérez pas non plus trouver grand-chose en googlant le nom de votre thème.

5 – Le thème premium continue d’évoluer

En faisant les mises à jour, vous allez bénéficier de toujours plus de nouvelles fonctionnalités modernes. Par exemple, ceux qui ont décidé il y a 1 an de baser leur site Web sur Divi doivent danser la Macarena depuis qu’ils ont mis à jour leur site vers la version 3.0 qui embarque un éditeur « front-end ».

C’était du jamais vu (vidéo) et le thème reste assez léger malgré tout.

6 – Le thème premium ne risque pas d’être abandonné (support, mises à jour)

Désolé, mais à chaque fois qu’un client est venu me voir avec un thème gratuit, celui-ci n’était plus maintenu depuis plusieurs années. Certains thèmes gratuits avaient même été supprimés du repository officiel de WordPress et contenaient des failles de sécurité (site hacké ouais).

Je ne vous parle même pas des thèmes gratuits qui affichent des erreurs PHP lorsqu’on y installe certains plugins pourtant très populaires. Pas très sérieux tout ça.

Tout ça est compréhensible. Y a pas photo, lorsqu’on est développeur, passer 10 heures par mois à maintenir un truc qui ne rapporte pas un rond, sur le long terme, ce n’est pas très excitant.

« Oui mais puisque c’est opensource et gratuit, n’importe quel développeur peut télécharger le code et reprendre la maintenance via GitHub »

Oui, il peut… mais dans la vraie vie, personne ne le fait et le thème est abandonné. Hein. Faut se réveiller !

À l’inverse, si on prend le cas d’un thème premium comme Avada qui a déjà généré plus de 15 (putain) de millions de dollars de chiffre d’affaires (!!!), hum. Là tout de suite, ça motive.

Grâce à la création de cet unique thème, c’est une équipe de plus de 10 développeurs qui arrive à vivre sans trop de tracas. 😉

Attention. Certains vous diront que la société peut faire faillite… 😀

LOL !!!

Sans être expert géo-économico-politique, j’ai quand même la sensation que la faillite est un concept bien euro-occidentalo-francophone. Autrement dit, une anxiété chronique de galériens français qui subissent la crise et risquent chaque année de mettre la clé sous la porte simplement parce qu’on leur pompe +50% de leurs bénéfices pour soi-disant rembourser la dette publique.

Ce n’est pas mon cas, je peux donc en parler avec un peu de recul.

Je comprends que ça puisse obséder les entrepreneurs gaulois. Par contre, je voudrais rappeler à ces experts-comptables du dimanche que si demain, un thème comme Avada arrêtait toute activité (arrêt du support technique, arrêt des mises à jour du thème, bref, plus rien…) la société continuerait tout de même de vendre des milliers de licences chaque année. En gros, ça tournerait quasiment tout seul.

Deuxièmement, une société pareille ne fait pas faillite. À la limite, si elle éprouve des difficultés, elle se fait racheter. Donc le thème continuerait d’être maintenu un petit moment. Qui aurait l’idée de noyer une pareille poule aux œufs d’or ?

Enfin, peu importe le choix de la solution technique adoptée (même gratuite et opensource), dans tous les cas, au bout d’un moment, il est toujours nécessaire de se taper une bonne grosse mise à jour de ses applications Web.

Bien sûr qu’un thème comme Avada  finira un jour par être obsolète.

En entreprise, on dit que l’amortissement d’un site Internet doit se faire sur 2 ans et qu’ensuite, il devient envisageable de le refondre.

Choisir « un thème gratuit et opensource » ou « un thème premium » en calculant le nombre de temps qu’on va pouvoir fonctionner avec lui est un non-sens à mon avis.

7 – Le thème premium fait gagner du temps

Un thème premium sera beaucoup plus rapide à mettre en œuvre qu’un travail profondément sur mesure.

Si vous faites appel à un développeur WordPress, il gagnera beaucoup de temps en utilisant un thème premium. Par conséquent, vous ferez de grandes économies que vous pourrez utiliser pour d’autres aspects de votre présence Web.

Si vous êtes vous même développeur, vous pourrez baisser votre tarif, pour un résultat final largement à la hauteur.

8 – Le thème premium n’est pas plus grillant qu’un autre

Si le travail a été fait en profondeur, il y a peu de chances pour que votre audience « se rende compte qu’il s’agit d’un thème bien précis ». Et puis, le visiteur lambda qui atterrit sur votre site a souvent autre chose à foutre que d’analyser votre code pour voir quel thème vous avez choisi pour votre site.

Il suffit de voir les différentes démos de Divi ou d’Avada pour se rendre compte qu’il n’y a aucune limite dans la personnalisation.

Avada

demo-avada

Divi

divi-demo

9 – Le thème premium est plus lourd à charger, mais il y a des solutions simples

S’il y a beaucoup de fonctionnalités embarquées, mon site sera plus lent ?

Oui. Au premier abord, c’est vrai. D’ailleurs, WordPress lui-même n’est pas le CMS le plus léger ni le mieux optimisé pour la vitesse de chargement. Par contre, en choisissant bien ses thèmes et moyennant de petits efforts, on peut obtenir des sites assez rapides.

Si la vitesse de chargement est l’une de vos priorités, évitez les thèmes usine à gaz et ne chargez pas trop de plugins.

Certains gros thèmes premiums restent légers à l’usage. Je pense par exemple à Enfold avec qui je réalise des sites ultralights qui se chargent en un claquement de doigt.

Avada est peut-être le thème ayant la pire réputation sur le sujet. Malgré cela, même si cela vaut ce que ça vaut, il faut reconnaitre que, de base, il ne score pas si mal que ça sur PageSpeed.

pagespeed-avada

Vous pouvez même optimiser un peu le truc sans vous fatiguer grâce à W3 Total Cache.

Voici le fichier config à importer dans W3TC pour une configuration optimale avec Avada.

Par souci d’équité, on va aussi lancer le test pour Divi.

pagespeed-divi

Bah voilà. Ça se tient. 😉

N’hésitez pas non plus à tester dans votre coin les démos des thèmes avec Pingdom avant de les acheter.

D’autres plugins tels que WP Rocket permettent d’obtenir très facilement d’excellents résultats en matière de vitesse de chargement.

Libre à l’intégrateur également d’enlever certaines choses qui lui semblent inutiles dans son thème. Il est assez simple de désactiver l’inclusion automatique de fichiers JavaScript en particulier. Si vous désirez aller très loin dans la personnalisation de votre thème, vous pourrez procéder de la même manière avec la réimplémentation sélective de votre CSS. Comme d’habitude, ça se passe dans votre « child theme ».

WordPress étant très populaire, il est le premier à bénéficier des toutes dernières technologies en matière d’optimisation.

Ça me fait penser à mon hébergeur PlanetHoster qui m’a proposé récemment de tester le plugin WP de cache de LiteSpeed. Un truc hyper innovant (uniquement compatible avec les serveurs LiteSpeed, désolé les loulous).

Tiens ! Ça me fait penser à un truc. Regardez ce qu’il se passe du côté de l’actualité de Google. En installant le plugin WordPress AMP officiel, on peut vraiment obtenir de bons résultats (mate ça). Bon, ça…, ça touche à WordPress uniquement.

Tout ça pour dire que pour optimiser rapidement la vitesse d’un site WordPress, les plugins peuvent aider.

Mais bon, je m’écarte des thèmes premiums là, oh !

angry

Dans tous les cas, même si vous installez (par exemple) une « like box Facebook » sur le site le mieux optimisé du monde, cela va quand même flinguer toute votre vitesse de chargement. C’est comme ça. Détendez-vous.

10 – Le thème premium n’est pas LE responsable d’un mauvais référencement naturel

L’un des problèmes notables de WordPress et des thèmes premiums est cette fameuse optimisation SEO « on page » qui peut comporter des lacunes. L’erreur qu’on voit tout le temps est la mauvaise utilisation des intertitres HTML (balises <h1>, <h2>, <h3>,…).

Oh le con ! Il utilise des putains de balises <h2> pour mettre des labels à ses widgets, merde !

J’attends le mec qui va nous sortir un plugin qui permet de virer toutes ces balises des widgets.

C’est vraiment chiant ça.

Par contre, choisir un « starter theme » ou partir du thème WordPress par défaut ne règlera pas entièrement votre problème puisque vous le rencontrez le plus souvent dans les widgets (sidebar, pied de page…) générés entre autres par les plugins.

Les erreurs SEO commises dans le thèmes sont faciles à corriger grâce à l’utilisation judicieuse du « thème enfant ».

Le plus complexe à corriger reste ces erreurs SEO inhérentes aux plugins et widgets originaux de WordPress.

Il n’y a pas de secret, une très bonne optimisation SEO coûte du temps et donc de l’argent. Malheureusement, le site restera souvent tel quel. D’autant que pour un webmaster freelance par exemple, il n’est pas toujours évident de facturer le temps passé pour ce type d’optimisations puisqu’il s’agit de modifications du code qui ne se voient pas « graphiquement ».

Sans compter qu’avoir optimisé tout ça peut alourdir les futurs temps de « maintenance », avec certaines modifications qui peuvent sauter lorsque vous mettrez à jour vos extensions par exemple. Les techniques d’override de plugins sont loin d’être aussi « intégrateur friendly » que celle des thèmes WordPress.

Si vous n’avez rien compris aux 2 derniers paragraphes, ne vous prenez pas la tête, c’est des trucs de barbus. Faut pas chercher à comprendre.

11 – Le thème premium vous évite de réinventer la roue

Mais oui, inutile de réinventer la roue 😉 Surtout que cela coûterait un bras !

Vous aurez beau faire appel à une rockstar du Webdesign, avec les technologies d’aujourd’hui, en partant d’un « starter theme » ou d’un thème WordPress type « Twenty Sixteen », vous risquez de rencontrer plusieurs problèmes engendrant un résultat qui pourrait être « approximatif ».

Un grand nombre de détails se retrouvent dans presque tous les sites Web aujourd’hui. Il serait un peu idiot de les recoder à chaque fois :

  • les bons réglages pour le responsive design, c’est-à-dire, les « media queries » optimales pour le design adaptatif (mobiles, tablettes) prenant en compte toutes les bonnes tailles d’écran
  • la bonne gestion de widgets graphiques modernes et attrayants tels que les « sliders » bling bling qui claquent. Les thèmes premiums majeurs intègrent souvent une liste de recommended / required plugins dont la compatibilité est garantie
  • la gestion des colonnes de texte : que vous ayez deux, trois ou quatre colones dans certaines pages, elles aussi devront s’adapter correctement lors d’une consultation du site via mobile
  • la gestion des galeries d’images modernes, dont l’aspect sera en adéquation avec le reste du site
  • sticky header : l’entête du site et le menu de navigation horizontal qui restent visibles même lorsqu’on défile dans la page
  • return to top arrow : cette flèche située en bas à droite de l’écran qui permet de revenir en haut de page. Pas difficile à coder en-soi, mais j’ai déjà vu une grande agence faire de la merde en voulant coder ça « sur mesure », le responsive était tout pété et ils utilisaient une image de flèche 😡 même pas retina-ready alors qu’il est évidemment impensable aujourd’hui de ne pas utiliser une police d’icônes telle que FontAwesome pour faire ça
  • champs de formulaires HTML5 stylisés : rien de plus chiant que de coder « from scratch » tous les settings de formulaires alors qu’à porté de main, il y a des trucs tout faits
  • gestion de traduction correcte de WordPress : WP n’est nativement pas multilingue, il ne faut pas l’oublier
  • sans compter, les check-lists sympas, les layouts de présentation produits / services / témoignages / contact / à propos / tarifs / produits (best sellers) / membres de l’équipe, etc.

Bref, un million de petites choses qui devront être réimplémentées manuellement si vous utilisez un thème light, ce qui vous fera perdre pas mal de temps et vous expose au risque de faire n’importe quoi au niveau du code.

Petite démo du "theme customizer" de Divi d'ElegantThemes.

Petite démo du « theme customizer » de Divi d’ElegantThemes.

12 – Le thème premium et son Page Builder facilitent la maintenance du contenu

Dans ma vie, il y a deux trucs que je trouve vachement cools ! 😎

Omar Sy et les Page Builders.

cool page-builder

Pour ceux qui ne connaissent pas, l’un a reçu le César du meilleur acteur et l’autre permet de faire des mises en page modernes sans avoir à se soucier du code HTML & CSS.

Petite anecdote perso.

J’ai déjà récupéré un projet où la team avait codé toutes les pages sans « builder » avec des <div> et des ‘‘class’’ un peu partout dans l’éditeur texte de WordPress.

Ils avaient à peu près expliqué au client comment se démerder dans cette soupe de code et ça ne fonctionnait pas trop mal.

L’employé en charge de la communication de la société s’était cassé la tête à comprendre plus ou moins quelles balises faisaient quoi et prenait un grand soin à ne pas tout péter lorsqu’il voulait faire des modifications mineures dans ses pages.

Il ne se plaignait pas, car il pensait que « c’était comme ça », et puis c’est tout.

Lorsque je suis arrivé, j’ai pris quelques heures pour leur installer Divi Builder et migrer tout leur contenu vers l’éditeur visuel.

Résultat : le client m’a envoyé un bouquet de fleurs et une boite de chocolats pour me remercier de lui avoir amélioré considérablement son confort de gestion, au quotidien.

J’aurais préféré une bouteille de pinard, mais c’est le geste qui compte 😀 

Oui mais si tu veux changer de « builder » ou de thème dans 2 ans !?
Tu fais quoi ? Hein, tu fais quoi ?

Ta gueule !

Le client s’en fout de ça. S’il veut pouvoir gérer facilement son contenu, tu lui mets un « constructeur de page ».

Ton client est peut-être Cadre dans sa société et a un BAC+5 en Ingénierie Agronomique. Il a autre chose à foutre que de se former à ton p. d’HTML de m. pour satisfaire tes petites exigences de barbu.

Si ton client ne connait ni le HTML ni le CSS et qu’il veut déplacer une colonne de droite vers la gauche, et déplacer deux blocs de texte plus bas dans l’une de ses pages, il doit te demander un devis pour que tu le fasses pour lui ?

Tu proposes aussi des forfaits « Fautes de frappe » ?

Non !

Grâce au builder, au moins, le client peut gérer facilement son contenu et ses mises en page lui-même sans crainte de casser quoi que ce soit.

Je suis trop vulgaire, mais c’est vrai aussi… sortez un peu de chez vous les mecs.

no-wifi

Il y a une petite dizaine d’année, les gens étaient contents de voir arriver des CMS accessibles, histoire de ne plus devoir demander à l’informaticien du coin de faire les mises à jour de leur site pourri réalisé en <frame>.

Donc, qu’est-ce qu’on fait ? On revient en arrière en posant tranquillement notre HTML histoire de bien prendre au piège nos clients ?

Ben non… la réponse, c’est le Page Builder.

Le but n’est évidemment pas de se rendre compte dans 6 mois qu’on a fait un mauvais choix de builder ou de thème. C’est pourquoi on ne choisit pas n’importe lequel, si possible. À vous d’en tester plusieurs.

Après, si on veut vraiment changer de « builder », effectivement, à moins de réussir à « bulker » le chercher/remplacer de ses shortcodes efficacement (jamais fais ça), il y a du travail manuel à effectuer.

Je pars du principe qu’on n’utilise pas son « constructeur de page » pour les « articles » ou les autres « custom post types ». On ne l’utilise que pour les pages ! Genre, les landing pages !

On parle ici de solutions utiles aux sites corporates. Généralement, on n’a pas 36.000 landing pages avec layouts évolués.

Au pire, vous confiez ce travail épanouissant à un stagiaire, au calme. 😉

Bien sûr, tout cela ne s’applique pas à vous si votre nom est Rothschild

Les technologies évoluent et les exigences des internautes augmentent en termes « d’effets graphiques qui fracassent les yeux ».

Autant, on gagne du temps en utilisant des CMS tels que WordPress, autant nous avons aussi intérêt à gagner du temps en utilisant de bons outils en complément.

En termes de rentabilité pour un webmaster freelance ou une agence moyenne, il n’est pas envisageable de recoder à chaque fois toutes les petites animations, tous les petits effets sympas que tout le monde veut sur son site, toute la gestion des petits écrans (mobiles, tablettes), etc., etc., surtout si c’est uniquement pour faire du zèle et si c’est, au final, pour obtenir un résultat approximatif.

Il faut vivre avec son temps.

Réservez le développement natif et le développement 100% sur mesure aux projets qui le justifie, et acceptez que parfois, utiliser un thème WordPress est la bonne option. 😉

Allez les rageux, à vous les studios ! 

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